Mis à jour : juin 2026
Les charges locatives
En plus du loyer, le locataire supporte généralement des charges (entretien des parties communes, services de l'immeuble, etc.), souvent exprimées en €/m²/an. Leur niveau varie fortement selon l'immeuble et ses prestations (gardiennage, climatisation, certifications).
Ce que la loi Pinel (2014) a changé
La loi Pinel impose un inventaire précis des charges annexé au bail et interdit d'imputer au locataire certaines dépenses : notamment les gros travaux relevant de l'article 606 du Code civil et les honoraires de gestion de l'immeuble côté propriétaire. La répartition des autres postes se négocie.
La taxe foncière
Dans les baux tertiaires, la taxe foncière est fréquemment refacturée au locataire — mais ce point se négocie et s'inscrit dans le cadre fixé par la loi Pinel. À vérifier ligne par ligne avant de signer.
La taxe annuelle sur les bureaux en Île-de-France
L'Île-de-France applique une taxe annuelle sur les bureaux (locaux à usage de bureaux, commerciaux, de stockage et de stationnement), dont le tarif au m² dépend de la zone (Paris et les Hauts-de-Seine sont dans la zone la plus chère). Due par le propriétaire, elle est souvent répercutée.
Le RIE et la restauration
Dans les grands immeubles, un Restaurant Inter-Entreprises (RIE) peut générer une charge spécifique. À intégrer au budget si l'immeuble en est équipé.
Du loyer au coût complet
Pour comparer deux bureaux, il faut donc raisonner en coût complet : loyer économique (après mesures d'accompagnement) + charges + taxes refacturées. Deux loyers faciaux identiques peuvent cacher des coûts réels très différents.
Ces repères sont fournis à titre informatif et ne constituent pas un conseil juridique. Chaque bail est spécifique : faites-vous accompagner.